Serge, comment te sens-tu par rapport à la dernière Coupe du Monde ? Comment as-tu digéré les déceptions passées pour améliorer encore tes performances et te voir promu dimanche capitaine du XV de France face à la Géorgie?
Par rapport à la dernière Coupe du Monde, je pense que j'ai évolué. Il y a toujours un gros travail personnel à faire. Je me sens encore plus fort dans ma tête. J'essaie toujours d'évoluer en fonction des expérience et des déceptions, tout simplement. J'ai su tiré les leçons du passé et me remettre en questions. J'ai appris à prendre encore plus de recul sur l'événement, sur le vecu et l'appréciation collective de ce vécu. Il me fallait trouver et mettre en place des outils pour me montrer le plus performant possible. C'est cela qui prime à titre personnel, comme un leitmotiv. Ensuite, la préparation physique dont nous avons bénéficié, qui a été différente, plus axée sur le rugby, la vitesse et la force, se révèle aujourd'hui prépondérante. Tous les ingrédients ont été rassemblés pour que nous soyons plus forts et plus rapides. Le travail sur soi est important, mais n'est rien sans l'apport des autres.